Le langage de l'amour des enfants
   20/11/2019     Books  
Le langage de l'amour des enfants

Pendant mes vacances en Normandie, je suis tombée sur un livre avec une couverture très colorée dont le titre était « Le langage de l’amour des enfants » de Gary Chapman et Ross Campbell.

Comme, quelques semaines plus tôt, un ami cher avait évoqué le langage de l’amour dans le couple, ce titre m’a interpelée et j’ai entrepris de lire ce livre avec beaucoup de curiosité.

J’en ai déjà lu un certain nombre des manuels sur l’éducation, des articles sur le « mieux vivre avec son enfant » et sur la psychologie positive. Lorsque je les ai lus, j’ai, à chaque fois, été sensible au discours (évidemment qui ne le serait pas ?) mais j’ai toujours trouvé que cette si belle théorie, possible à mettre en pratique, était néanmoins et malheureusement très éloignée de mon quotidien avec mes enfants.

ð  Dans ma vie à moi, si j’arrive à garder en tête les bons principes pour une relation saine et constructive avec mon enfant, dans le moment présent, je ne suis pas capable, à 70%, de mettre en pratique la théorie… Trop fatiguée, trop impatiente, trop pressée, trop pressurisée.

ð  Et donc 70% du temps, le mauvais cycle de la culpabilité vient me prendre à la gorge pour me dire « t’es naze comme mère ».  Oui, parce que si en théorie, tu peux prendre beaucoup de temps pour expliquer les choses avec douceur pour un enfant, lorsque tu en as trois et qu’il faut œuvrer, dans la demi-heure, trois fois sur trois sujets différents (parfois le même), tu craques. Et tu finis par t’énerver !

Or, ce livre coloré là a eu une répercussion très différente de mes précédentes lectures. Pourquoi ?

ð  Parce qu’au lieu de lire « pour être un parent au top et ne pas transformer ton enfant en adulte neurasthénique si tu ne fais pas comme je te dis, car ce que tu dis/fais a un impact à vie sur ton enfant », j’ai plutôt lu une immense déclaration d’amour.

Oui, mes enfants, je les aime mais je ne sais pas toujours bien leur dire, leur montrer, leur prouver. Or vous connaissez l’histoire de la frite molle… Lorsque votre enfant a besoin de votre attention, de preuves d’amour et besoin de tester votre amour tout simplement, il va venir vous chercher de différentes façons mais parfois aussi en vous agaçant très fortement pour avoir une réaction de votre part à son égard. La plupart des enfants préfèrent des frites molles (donc dégueu) que pas de frites du tout, il préférera donc vous énerver que ne pas avoir votre attention.

L’essence du livre, ici, est de vous faire comprendre que le réservoir d’amour de votre enfant a besoin d’être rempli pour que la relation parent-enfant soit sereine et que les principes éducatifs puissent se mettre en place. J’avais déjà bien effleuré le concept avec mon aîné grâce à une personne dont je reparlerai certainement un jour mais ce livre-là a, je pense, vraiment transformé ma lecture de la vie quotidienne avec mes enfants.

ð  Les auteurs expliquent qu’il y a 5 différents langages d’amour. Nos enfants, s’ils ont besoin qu’on leur parle ces 5 langages, ils ont, comme nous-mêmes, un ou deux langages d’amour principaux qu’ils comprennent mieux. Ces « un ou deux » langages sont les marques d’amour qu’ils savent mieux entendre, recevoir et dont ils ont le plus besoin pour avoir un réservoir d’amour rempli. Une fois le réservoir d’amour bien rempli, vous pouvez obtenir de vos enfants le respect de vos demandes et de vos règles de vie. L’échange est constructif.
Cette lecture, pour une fois, est donc venue chercher autre chose chez moi qu’une théorie sur le « comment être un meilleur parent ». Cette lecture a eu une vraie répercussion car elle m’a aussi amenée à réfléchir à mes propres besoins et comprendre à quel point nous pouvons en effet être sensibles différemment à ces langages.

 

ð  Cela peut paraître extrêmement basique, d’ailleurs, ça l’est tellement qu’il y a pas mal de redondances dans les chapitres. Parfois les exemples donnés sont répétitifs et un peu mièvres mais, encore une fois, j’ai trouvé que ces évidences étaient faciles à mettre en pratique dans la « vraie vie » de tous les jours.

Je pense qu’à titre personnel j’avais tellement envie que mes enfants soient de belles et bonnes personnes, qu’ils soient en phase avec la société, respectueux mais bien dans leurs baskets… j’avais un peu oublié l’essentiel : Mes enfants sont des êtres à chérir avant même de les éduquer.

Cela ne veut pas dire que je ne leur disais pas avant que je les aimais, cela ne veut pas dire que j’étais une mère froide et autoritaire, non, j’ai toujours eu un rapport très charnel et débordant d’amour avec mes enfants… Cela veut juste dire que depuis quelques semaines, je pense d’abord à leur dire à quel point je les aime et utiliser pour chacun leur langage privilégié avant d’envisager le reste de ce que j’ai à leur dire.

 

Je ne sais pas si ce billet sera compréhensible, intéressant ou autre, je traite le sujet en le survolant tout en annonçant une transformation profonde, c’est peut-être un peu déroutant. J’avais juste envie de partager mon ressenti et cette lecture. A dessein, je n’évoque pas les cinq langages évoqués par les auteurs qui sont, en réalité, des évidences. Je ne les évoque pas car je n’ai pas du tout envie de déflorer votre potentielle appréhension du livre, ni surtout de mal retranscrire des concepts dont je ne suis pas l’auteur.

Ce post n’est pas sponsorisé, je ne sais pas si vous lirez ou pas ce livre un jour, mais je vous remercie d’avoir lu mon billet jusqu’ici. Ce journal ne permet pas de réagir ou commenter ici, vous pouvez revenir sur le sujet sous mon post Instagram ou en MP sur le même réseau.

Passez une belle journée

Bise,

Olive

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